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Galerie Trémohars

Vers l’Inde

J'étais jeune, je croyais vivre en captivité, j'avais besoin de m'échapper, alors je concentrais toutes les forces de mon imagination vers un pays merveilleux : l'Inde. Enfant, j'avais fait sa découverte dans le diptyque filmé de Fritz Lang : « Le Tigre du Bengale » et « Le tombeau hindou ». Les images flamboyantes de ces contes exotiques firent résonner en moi quelque chose de profond, de déjà vécu ?

Il existe un moment dans l'enfance où les décisions sont prises pour la vie. Pas un instant je n’ai douté qu'un jour je connaîtrais ces foules, ces paysages, ces monuments, et que je leur consacrerais une part essentielle de mon existence, en dépit des impossibilités et des défenses.

Pourquoi l'Inde?

Je veux citer Moravia dont le voyage avec Pasolini et Elsa Morante, est devenu quasi légendaire. « L'Inde n'est pas un « beau » pays comme l'Italie, où « typique » comme le Japon ». L'Inde, ajoute-t-il, est un continent dont l’intérêt majeur réside dans le facteur humain.

Aujourd'hui encore pour connaître ses populations, il est nécessaire de parcourir la plaine indienne, cette savane mélancolique, funèbre, infusée de brumes de chaleur sous un soleil étiole, silencieuse, informe, irréelle, et pénétrer les quartiers moyenâgeux des villes, chaotiques et grouillants, pleins de palais et de monuments religieux dignes de Babylone.


In India

On the way to India

I was young. I thought I was living in captivity. I wanted to escape, so I focused all the strength of my Fantasy on a marvelous country: India. As a child, I discovered it through the two – part movie work of Fritz Lang “The Tiger of Eschnapur” and the “Indian Tomb”.  The blazing images of these exotic tales made something resound in me, something deep. Something that I had already experienced?
One day in the childhood, decisions are taken for the whole life. I never  thought that one day I would know India. Its crowd, its landscapes, its monuments, and that I would dedicate so much of my life to it, despite impossibilities and prohibitions.

Why India?

I want to quote Moravia whose travel with Pasolini and Elsa Morante become almost legendary “India is not a “beautiful” country as Italia or a “typical” country as Japan”. India, he says, is a continent whose main interest is the human factor.
Today still, to know its population, one has to cross the Indian plains, this melancholic, mournful, silent, shapeless and unreal savannah, brewed with the heat haze under an etiolated sun. One has to penetrate into the medieval, chaotic and seething quarters of the cities, full of palaces and religious monuments, comparable to Babylon.